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L’écriture inclusive a-t-elle mauvais genre chez les marques ?

Il faut que je vous parle d’une nouvelle recherche très excitante que je démarre et pour laquelle je lis beaucoup en ce moment : l’usage de l’écriture inclusive par les marques. Souvent résumée au point median, une écriture non sexiste est pourtant beaucoup plus riche. Cette recherche sera l’occasion de mesurer et d’analyser ce que les marques peuvent faire dans leur langage pour être ouvertes sans tomber dans le bad buzz comme ce fut récemment le cas pour Cultura. On peut avoir la volonté de faire évoluer ses pratiques de communication mais soyons réalistes : aucune marque n’a envie d’être en Top Tweet avec un hashtag #boycott.

Etonnament, la question a peu été explorée en recherche et pourtant on peut lire ici ou là que cette écriture aurait investi le monde de l’entreprise, que la publicité la fait apparaitre partout, etc. Bon, je n’ai pas fait de calculs ni de stats mais cela reste quand même anecdotique et le scandale arrive toujours par l’usage du point median qui serait une torture visuelle (moche), un outrage à la belle langue française, une dénaturation de la langue (une langue a-t-elle été un jour « naturelle » ?), un casse-tête pour les enfants (ce que j’ai observé autour de moi c’est plutôt un sentiment d’injustice quand les filles apprennent en grammaire que « le masculin l’emporte sur le féminin »), etc. Tout semble bon pour tordre le cou de ce point median qui n’est pourtant qu’un aspect de l’écriture non sexiste (= inclusive).

En somme, l’idée de cette recherche, c’est de comprendre ce qui se passe chez les consommateur·euses quand on recourt au langage non sexiste en communication. Évidemment, on va segmenter « les consommateur·euses » pour essayer d’identifier ceux et celles qui sont en rejet absolu, rejet modéré, acceptation modérée et acceptation absolue. In fine, on aura une meilleure compréhension et on pourra faire des recommandations pratiques aux marques en fonction du style de leurs communautés.

Comme je suis loin d’être moi-même au point sur le langage ouvert, j’apprends aussi beaucoup au contact d’Uniq en son Genre pour cette recherche (pardonnez moi les erreurs que je peux faire sur ce blog et n’hésitez pas à me les faire remarquer pour que je progresse !)

Je vous tiendrai ici au courant de l’avancée de cette recherche qui s’annonce passionnante !

Et pour en savoir plus sur l’écriture non sexiste, je vous recommande cet article documenté de Madame Figaro. Entre autres, les questions des difficultés de lecture, y compris pour les dyslexiques y sont abordées.

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